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Contrat de mariage de Jean Bernard Blum & Catherine Thomas (1854)

Le 21 février 1854 se sont mariés à Heinsch Jean Bernard Blum et Catherine Thomas. Il est né à Petit Bettange (Kleinbettingen – Grand Duché de Luxembourg)  le 15 septembre 1816, et elle à Freylange le 18 février 1823.

Une semaine avant (le 13 février), ils sont passés devant le notaire Schmit à Arlon pour établir leur contrat de mariage. On y apprend que les époux vont élire domicile dans la maison des parents de Catherine, et que cette maison constitue l’apport de la mariée dans le mariage.

La maison est décrite comme suit :
« maison d’habitation sise à Freylange dite Frantzen avec grange, écuries, jardin derrière et à côté, places, emplacement, aisances et dépendances entre le chemin communal et Jean Gras, faisant face sur la voie publique et donnant derrière avec le jardin sur différent particuliers ».

Jean Bernard est donc le premier Blum a occuper la maison, qui portera par la suite son nom. Mais en 1854, la maison s’appelle « Frantzen ».

Maison « A Blums » – Succession de Catherine Thomas, veuve de Bernard Blum, en 1893

Catherine Thomas, épouse et veuve de Bernard Blum, décède à Freylange le 29 janvier 1893.

Sa déclaration de succession est déposée le 4 août 1893. Sa succession a été recueillie par ses trois enfants, à savoir :
– Nicolas Blum, cultivateur, demeurant à Heinsch
– Jean Nicolas Blum, cultivateur, demeurant à Freylange
– Mademoiselle Marie Blum, cultivatrice, demeurant à Freylange
Chacun des enfants recueille un tiers de la succession.

Dans l’énoncé des immeubles faisant partie de la succession, on retrouve les 2 points suivants :
19: Un jardin au lieu dit Freylange n°85 Sn. B de 28 ares 20 cent.
20: Une maison avec dépendances à Freylange n°86 Sn.B de 5 ares 20 cent.
Ce qui correspond à la maison qui nous occupe, et au jardin qui l’entoure.

Freylange – Jeux stupides

Dans le journal Le Peuple du 7 septembre 1898, on peut lire l’article suivant :

Le registre des actes de décès de Heinsch pour l’année 1898 nous donne l’identité du malheureux soldat. Il s’agit de Adrien Ghislain Dubois, agé de 21 ans, célibataire, soldat au 12ème régiment de ligne, né à Dampremy, domicilié à Liège, fils de Adrien Clément Dubois et de Rosalie Ghislaine Chabeau, domiciliés à Dampremy (Hainaut). Il est décédé le 2 septembre 1898.

Il était né le 28 décembre 1876 de « demoiselle » Chabeau Rosalie. Il sera reconnu par son père lors du mariage de ses parents le 12 novembre 1881.

Maison « A Touns » : succession de Henri Schoentgen

Le premier septembre 1902, Mme veuve Marguerite Nerdinger et ses 4 enfants signent la déclaration de succession de leur mari et père, Henri Schoentgen, décédé à Freylange le 5 mars 1902.

On y apprend
Que par contrat de mariage avenu devant le notaire Richard d’Arlon le 21 mai 1876.
Les conjoints Schoentgen – Nerdinger se sont fait donation mutuelle entre eux deux de l’usufruit de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui appartiendront au prémourant au jour de son décès.

la maison qui nous occupe faisait partie des biens de la communauté :
Freylange section B n°87 maison et place de 2 ares 30 centiares estimés 2460 francs

Ce doument reprend également un extrait de la matrice cadastrale correspondant au couple :

Cette maison est le seul bien construit propriété des époux.

Maison « A Touns » : donation/partage par Mme Noerdinger en 1919

Le 21 mars 1919, devant le notaire Muller à Arlon, Mme Marguerite Noerdinger, veuve de M Henri Schoentgen, a effectué une donation / partage pour ses 4 enfants :
– Marie Schoentgen, mariée à Henri Muller
– Louise Schoentgen, mariée à Nicolas Auguste Peiffer
– Charles Schoentgen, célibataire
– Joseph Léon Schoentgen

C’est Charles Schoentgen qui recevra la nue-propriété de la maison et du jardin adjacent située derrière celle-ci. Mme Noerdinger s’en réservant l’usufruit.
Le jardin (la parcelle située derrière la maison) est décrit comme étant précédemment une maison en ruine avec jardin:

Description de la maison :
« Une maison de ferme, consistant en corps de logis, grange, écurie, remise, jardin et autres dépendances.

Une dette fait aussi partie du partage. Celle-ci a été contractée par Mme Noerdinger pour reconstruire la maison après son incendie par les allemands en août 1814.

Mme Noerdinger a dû prendre des emprunts à son nom pour effectuer les travaux de reconstruction : n’a-t-elle pas reçu d’aide de l’état ? Ou bien cette aide est-elle venue plus tard ? Nous sommes en mars 1919, seulement quatre mois après la fin de la guerre, mais déjà près de 5 ans après l’incendie de la maison (en août 1914).

Maison « A Blums » : café Nicolas Blum

La lecture des journaux disponibles sur le site de la Bibliothèque Royale de Belgique confirme qu’un café a bien été tenu la famille Blum dès 1899 :

(L’Avenir du Luxembourg, 4 juin 1899)

On y trouve confirmation qu’il était tenu par Nicolas Blum :

(L’Avenir du Luxembourg, 10 avril 1904)

On trouve des traces de l’existence de ce café au moins jusqu’en 1912.