Archives de catégorie : Freylange

Maison « A Blums » – Succession de Catherine Thomas, veuve de Bernard Blum, en 1893

Catherine Thomas, épouse et veuve de Bernard Blum, décède à Freylange le 29 janvier 1893.

Sa déclaration de succession est déposée le 4 août 1893. Sa succession a été recueillie par ses trois enfants, à savoir :
– Nicolas Blum, cultivateur, demeurant à Heinsch
– Jean Nicolas Blum, cultivateur, demeurant à Freylange
– Mademoiselle Marie Blum, cultivatrice, demeurant à Freylange
Chacun des enfants recueille un tiers de la succession.

Dans l’énoncé des immeubles faisant partie de la succession, on retrouve les 2 points suivants :
19: Un jardin au lieu dit Freylange n°85 Sn. B de 28 ares 20 cent.
20: Une maison avec dépendances à Freylange n°86 Sn.B de 5 ares 20 cent.
Ce qui correspond à la maison qui nous occupe, et au jardin qui l’entoure.

Freylange – Jeux stupides

Dans le journal Le Peuple du 7 septembre 1898, on peut lire l’article suivant :

Le registre des actes de décès de Heinsch pour l’année 1898 nous donne l’identité du malheureux soldat. Il s’agit de Adrien Ghislain Dubois, agé de 21 ans, célibataire, soldat au 12ème régiment de ligne, né à Dampremy, domicilié à Liège, fils de Adrien Clément Dubois et de Rosalie Ghislaine Chabeau, domiciliés à Dampremy (Hainaut). Il est décédé le 2 septembre 1898.

Il était né le 28 décembre 1876 de « demoiselle » Chabeau Rosalie. Il sera reconnu par son père lors du mariage de ses parents le 12 novembre 1881.

Maison « A Touns » : succession de Henri Schoentgen

Le premier septembre 1902, Mme veuve Marguerite Nerdinger et ses 4 enfants signent la déclaration de succession de leur mari et père, Henri Schoentgen, décédé à Freylange le 5 mars 1902.

On y apprend
Que par contrat de mariage avenu devant le notaire Richard d’Arlon le 21 mai 1876.
Les conjoints Schoentgen – Nerdinger se sont fait donation mutuelle entre eux deux de l’usufruit de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui appartiendront au prémourant au jour de son décès.

la maison qui nous occupe faisait partie des biens de la communauté :
Freylange section B n°87 maison et place de 2 ares 30 centiares estimés 2460 francs

Ce doument reprend également un extrait de la matrice cadastrale correspondant au couple :

Cette maison est le seul bien construit propriété des époux.

Maison « A Touns » : donation/partage par Mme Noerdinger en 1919

Le 21 mars 1919, devant le notaire Muller à Arlon, Mme Marguerite Noerdinger, veuve de M Henri Schoentgen, a effectué une donation / partage pour ses 4 enfants :
– Marie Schoentgen, mariée à Henri Muller
– Louise Schoentgen, mariée à Nicolas Auguste Peiffer
– Charles Schoentgen, célibataire
– Joseph Léon Schoentgen

C’est Charles Schoentgen qui recevra la nue-propriété de la maison et du jardin adjacent située derrière celle-ci. Mme Noerdinger s’en réservant l’usufruit.
Le jardin (la parcelle située derrière la maison) est décrit comme étant précédemment une maison en ruine avec jardin:

Description de la maison :
« Une maison de ferme, consistant en corps de logis, grange, écurie, remise, jardin et autres dépendances.

Une dette fait aussi partie du partage. Celle-ci a été contractée par Mme Noerdinger pour reconstruire la maison après son incendie par les allemands en août 1814.

Mme Noerdinger a dû prendre des emprunts à son nom pour effectuer les travaux de reconstruction : n’a-t-elle pas reçu d’aide de l’état ? Ou bien cette aide est-elle venue plus tard ? Nous sommes en mars 1919, seulement quatre mois après la fin de la guerre, mais déjà près de 5 ans après l’incendie de la maison (en août 1914).

Maison « A Blums » : café Nicolas Blum

La lecture des journaux disponibles sur le site de la Bibliothèque Royale de Belgique confirme qu’un café a bien été tenu la famille Blum dès 1899 :

(L’Avenir du Luxembourg, 4 juin 1899)

On y trouve confirmation qu’il était tenu par Nicolas Blum :

(L’Avenir du Luxembourg, 10 avril 1904)

On trouve des traces de l’existence de ce café au moins jusqu’en 1912.

 

Maison « A Blums » : Acte de partage en 1893

Sans information concernant l’origine de propriété pour Nicolas Blum, j’ai fait des recherches dans les archives de l’enregistrement de la ville d’Arlon aux archives de l’état. On y retrouve bien un Nicolas Blum, associé au nom de Tock (sa femme), cultivateur à Freylange et Heinsch. On est renvoyé au vol. 360 n° 588 du répertoire.

La case 588 se rapporte bien à Blum Nicolas, cafetier (il y aurait donc eu un café dans la maison ?) et cultivateur à Freylange et Heinsch, et marié à Tock.
Il est également repris comme « mineur » : il avait probablement déjà des immeubles avant sa majorité.

La troisième ligne fait référence à un immeuble à Heinsch obtenu via un acte de partage. En suivant le fil ( Volume n° 1054 article n°22),  on trouve la retranscription d’un acte de partage passé le 20 mars 1893 par devant le notaire Me Nicolas Muller à Arlon.

Cet acte nous apprend que les frères et soeur Nicolas, Jean et Marie Blum ont hérité, à la mort de leurs parents Jean Bernard Blum et Catherine Thomas, d’un ensemble d’immeubles, dont une ferme décrite comme suit :

19. Une maison de ferme comprenant corps de logis, grange écuries, remise, place, cours et jardin, le tout faisant un ensemble sis au village de Freylange, d’une superficie de trente-trois ares quarante centiares, numéros 85 et 86a section B tenant du nord à Georges Graas, du midi au chemin du sud-est au chemin du Loeser et du nord-est à différents.

Lors de ce partage, la maison a été attribuée à Nicolas Blum, mais avec l’usufruit d’une partie (la moitié) de la maison attribué à sa soeur Marie, le tout libellé comme suit :

A Le droit d’habitation sa vie durant des deux places qui se trouvent au rez-de-chaussée au sud est du côté du chemin allant au Loeser des bâtimnets compris au premier lot article dix neuf de la masse avec les deux places au dessus des deux premières, à l’étage et la partie du grenier se trouvant au dessus de ces deux dernières places.
B. La jouissance exclusive tant que durera ce droit d’habitation de 1er la moitié, du côté de la cours, de l’étable aux bêtes à cornes.
2. Le grenier se trouvant au dessus de la remise, et 3. le juste tiers, au sud, le long du chemin du Loeser du jardin attenant aux bâtiments.
Il aura également le droit d’ouvrir à ses frais sur la rue ou la cour, une porte communiquant directement avec la partie de bâtiment grevée du droit d’habitation.
Enfin il pourra circuler librement en tout temps dans les bâtiments afin de pouvoir user sans gêne ni entrave des droits réservés au présent lot.

Cette partie de la maison attribué à Marie Blum est celle dans laquelle se trouvera plus tard le magasin. Est-ce elle qui a ouvert le commerce la première ? Peut-être, mais dans les archives des hypothèques, (case 587), elle est reprise comme ménagère, s.p. (sans profession) à Freylange et à Arlon. Il est en effet indiqué qu’elle a acquis trois maisons à Arlon (en 1904, 1906 et 1909) : elle aura probablement déménagé dans l’une d’elles.

La suite de mes recherches portera donc sur le couple Jean Bernard Blum et Catherine Thomas, qui ont légué la maison à leurs enfants.