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Maison « A Touns » : succession de Henri Schoentgen

Le premier septembre 1902, Mme veuve Marguerite Nerdinger et ses 4 enfants signent la déclaration de succession de leur mari et père, Henri Schoentgen, décédé à Freylange le 5 mars 1902.

On y apprend
Que par contrat de mariage avenu devant le notaire Richard d’Arlon le 21 mai 1876.
Les conjoints Schoentgen – Nerdinger se sont fait donation mutuelle entre eux deux de l’usufruit de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui appartiendront au prémourant au jour de son décès.

la maison qui nous occupe faisait partie des biens de la communauté :
Freylange section B n°87 maison et place de 2 ares 30 centiares estimés 2460 francs

Ce doument reprend également un extrait de la matrice cadastrale correspondant au couple :

Cette maison est le seul bien construit propriété des époux.

Maison « A Touns » : donation/partage par Mme Noerdinger en 1919

Le 21 mars 1919, devant le notaire Muller à Arlon, Mme Marguerite Noerdinger, veuve de M Henri Schoentgen, a effectué une donation / partage pour ses 4 enfants :
– Marie Schoentgen, mariée à Henri Muller
– Louise Schoentgen, mariée à Nicolas Auguste Peiffer
– Charles Schoentgen, célibataire
– Joseph Léon Schoentgen

C’est Charles Schoentgen qui recevra la nue-propriété de la maison et du jardin adjacent située derrière celle-ci. Mme Noerdinger s’en réservant l’usufruit.
Le jardin (la parcelle située derrière la maison) est décrit comme étant précédemment une maison en ruine avec jardin:

Description de la maison :
« Une maison de ferme, consistant en corps de logis, grange, écurie, remise, jardin et autres dépendances.

Une dette fait aussi partie du partage. Celle-ci a été contractée par Mme Noerdinger pour reconstruire la maison après son incendie par les allemands en août 1814.

Mme Noerdinger a dû prendre des emprunts à son nom pour effectuer les travaux de reconstruction : n’a-t-elle pas reçu d’aide de l’état ? Ou bien cette aide est-elle venue plus tard ? Nous sommes en mars 1919, seulement quatre mois après la fin de la guerre, mais déjà près de 5 ans après l’incendie de la maison (en août 1914).